•  

    Oh mon amie la fourmi mais quel est donc tout ce fourbi?

    Ne m'en parlez pas ma bonne dame, figurez-vous que j'ai prêté mon logis à la cigale ma voisine.  Bien mal m'en a pris, regardez donc dans quel état elle l'a mis.

    Oh! mon amie la cigale, qu'avez-vous fait à mon amie la fourmi.

    J'ai pour lui dérider le facies organisé en son siège une surprise party signe du meilleur acabit.

    Une surprise party?

    Oui, oui, nous avons dans son cagibi trouvé de quoi redorer son austère grenier et fait guirlande endiablée de ses deniers.

    Ma pauvre amie, vous si démunie, comment allez-vous donc réparer un si grand dommage.

    Dommage, vous plaisantez! j'irai dès demain tout nettoyer foi de cigale au risque de vous étonner et sachez même que j'inviterai la fourmi ma voisine à me regarder travailler en chantant la vie tel et selon mon envie alors qu'assise sur un fil elle se fera balancer.  Cela lui donnera peut-être l'envie de danser.

    Morale : au plaisir de vivre nul n'est tenu mais chacun est bienvenu 


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  • parler, non

    écouter, oui


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  • Toi la cigale, as-tu le sang social?

    Et toi la fourmi, poursuis-tu l'infini?

    Tu es le "i", elle est le "al".

    A vous deux, vous pourriez créer un monde idéal rempli d'Aldi et de dial.

    Ou peut-être préférez-vous jeter aux écrous le sens moral et le code du travail.

    Et entre mains fermées et quête du graal entrerez-vous dans une rixe ou le perdant gagne?


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  • Faire la manche, ça vous démange?

    Fouillez les poches, gagnez le jack-pot!

    Mange des nouilles et tu bafouilles.

    Que reste t'il de nos amours, un truc qui gratouille, un trou dans une poche, un manche qui dérange.

    Entre faire l'amour de manière divine en format Pocket et une collection de trésors minuscules en grande pompe que choisirez-vous?

    Et bien, il ne faut pas choisir car les deux se ressemblent, les 2 vous obligent à sortir du fantasme, des orgasmes à la noix et de respirer cette odeur qui parvient à mes narines et qui me rappelle qu'une flamme brûle une part de l'oxygène de la pièce en diffusant un parfum d'agrume mêlé à une senteur de douce paraffine.

    Ni plus ni moins cette bougie a un destin.

     


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  • Hélas

     

    "Ne bouge surtout pas, tiens le bien, je compte sur toi."

    "Je fais ce que je peux." rétorque Raphaël.

    "Garde tes pieds bien ancrés à la terre, tout part de ton bassin." surenchérit David.

    "ça vibre à fond, mes bras tremblent."

    "Courage mon vieux, je tire autant que je peux."

    La mâchoire serrée, David étire au maximum de ses forces l'élastique imaginaire qui le sépare de Raphaël.

    Ils ont en commun les  yeux injectés de sang, les carotides saillantes et le cœur  à fleur de peau.

    Cet élastique est le symbole de ce qui les rattache à la terre, un gigantesque cordon ombilical prêt à lâcher à tout moment et à vous péter à la gueule.

    L'ambiance est électrique, la sueur dégouline de leurs fronts et des auréoles naissent au creux de leur bras.

    Voici que quelqu'un perturbe cette scène, une femme apparaît, belle, simplement habillée d'une robe blanche.

    Elle les regarde abasourdie, une valise à chaque main.

    Jamais de sa vie elle n'a vu une telle manifestation de force indescriptible d'absurdité.

    Ces deux hommes étranges souffrent corps et eau, mâchoires crispées, muscles bandés : entre ces deux là passe quelque chose d'impalpable.

    Iréna toute hypnotisée  à cette scène est comme suspendue.

    Raphaël, le visage cramoisi tente un sourire crispé vers la jeune femme, il semble lâcher prise..

    "Ne lâche surtout pas, garde le contact." lui lance David soudain inquiet.

    Iréna tourne ses yeux aux paupières vermeilles vers lui.

    David, petit, les épaules larges, le crâne rasé, une barbichette mutine est vêtu d'un T-shirt blanc moucheté de paillettes sanguines.

    Elle dépose ses valises, ouvre l'une d'elle et en sort délicatement une ombrelle couleur coquelicot.

    Le visage empourpré, elle avance lestement vers lui comme aimantée par les paillettes lies de vin qui brillent comme son destin.

    Elle le regarde fixement puis s'attarde vers le fil imaginaire, cet élastique tendu entre les deux hommes.  Elle pose un premier pied, tremble un peu pour ensuite s'élancer sur le câble.

    Raphaël vire au teint écrevisse pour ne pas dire écarlate. Cette femme superbe vient vers lui.  Et tout devient léger, plus aucun effort à faire, ses muscles se détendent, son cœur devient ardent.

    Plus elle s'approche et plus l'espace entre lui et David se réduit et voici bientôt qu'ils sont là tous les trois embrasés d'un feu intérieur à retenir leur souffle.

    Le soleil se couche sur l'horizon empreint de timidité, les valises baillent aux corneilles.

    Iréna referme son ombrelle, baisse ses paupières, ses longs cils caressent ses joues.

    Elle sent sur chacune d'elles des baisers qui se posent et qui s'envolent comme des papillons.

    La tension est relâchée, elle reprend ses valises et s'en repart toujours aussi pucelle le visage couperosé.


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