• Ne fuyez pas la nuit

    J'ai l'impression d'être sous influence.

    Arnaquée par un vent de force 5, par un individu installé au zénith.

    Le phénix qui renaît toujours, qu'aucune déprime n'atteint et qui ne supporte pas la négativité.

    Et bien moi cela me donne envie de le suivre, d'y mettre une tonne de bonne volonté et me donner à fond.

    Jusqu'au moment où un signal survient, une lourdeur, un refus d'avancer, une nuit qui veut venir...Le jour ne peut pas durer éternellement.

    Fais attention au soleil, consommé à l'excès, il va te brûler.

    Je m'en retourne dans mes pénates, à peler mes patates, à éplucher les carottes, à râper les noisettes, à casser les œufs, à monter le sucre en mousse et à revenir au calme.

    Oh les gars, arrêtez de forcer cette nature joyeuse qui se fige et rejette tout ce qui ressemble à de la déprime et qui se pend à vos fenêtres.

    Les herbes folles vous narguent, n'essaie pas d'être comme eux, surtout pas, reviens avec nous, avant de te perdre dans leur sourire fourbes et satisfaits.

    Reviens dans la beauté naturelle des heures avec et sans soleil.


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  • Ne regardez pas le renard qui passe

    Le cœur en friche, en berne, en creux, pas plus épais qu'un cheveux.

    Un cœur qui se découvre, fragile, naïf, besogneux, manque plus que les larmes aux yeux pour faire dans le gnangnan total.

    Au secours Docteur Michel, que dirait votre scanner?

    Mais mon portefeuille préfère l'été à l'automne et garde précieusement ses billets au cas ou la bise se ferait plus morne.

    Ce sera ainsi jusqu'à la fin, rien ne sert de se lamenter, tu n'y peux rien, tu ne sais rien faire pour changer ton destin.

    Bonne  à rien du cœur, pas d'artifice, pas de sac à malice, juste un petit pot de beurre à tartiner et une éponge pour effacer les coups du sort, le manque de ressort.

    Plus envie de réanimer.

    Je la vois à l'arrière du bâtiment, elle est assise sur une chaise de jardin métallique, un bac de plantes à ses côté, histoire de vaguement lui rappeler que la nature fut son remède à la mélancolie, elle fume la tête penchée vers les pavés couleur steak haché, ses cheveux blancs font de la peine aux nuages, elle n'attend plus.


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  • une énergie dure est en moi et désire trouver sa voie d'extériorisation.

    Le contrepied complet à cette empathie naturelle qui s'impose spontanément.

    Une envie d'être brut de chez brut sans les bulles de champagne.

    Le feu de la semaine dernière laisse derrière lui un charroi de suie qui noircit l'air et taraude l'humeur d'une sueur nocturne.

    un croissant de lune disparaît, point de beurre dans celui-là ni de sourire crémeux.

    Ne te reproduis jamais lui dit-il, cela n'a rien de stupéfiant.

    Modifie ta réponse, dis-non, mais fais le.

    Combien dois-tu?

    Rien.

    Change de chandail, mâchonne une gousse d'ail, et souris au vampire, il aura soif ce soir.


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  •  

    aucun contact

    Elle est grande, si grande, entourée d'un mur de silence.Elle est seule si seule, et pourtant elle parle et parle encore sans se rendre compte que  le son de sa voix la rend plus distante encore.L'approcher me fait peur, le gouffre qui l'entoure l'emporte.Elle est minuscule entourée d'un océan de silence plein de  mots.Ses longs cheveux disent sa peine, ils ressemblent à des antennes.Les secrets s'y accrochent pour la rendre plus forte et plus emmurée à la fois.Son monde est bleu, elle sait ce qu'elle peut.

    Un jour elle rencontre une autre fille qui la sidère, elle dégage une couleur qui lui rappelle la forêt, elle est dense et lumineuse, légère et silencieuse. Elle y voit la respiration qui lui manque, l'acceptation de la vie, la fertilité naturelle.

    Mais elle aussi est en ermitage dans la protection de son cocon.

    Il manque un maillon, quelle en sera la couleur?

    Le maillon manquant c'est la photosynthèse, c'est l'hydrolyse des événements phagocytés, c'est l'impression et l'émission de toutes les sensations captées pour les rendre à la vie par un rayonnement joyeux, épuré, rasséréné.

    Le maillon c'est la rencontre et la confiance, ben oui, c'est tout con, mais c'est tout bon.

     

     

     


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  • Maxime

    On n'entend que lui, il parle, il joue avec force et ses gestes cherchent le contact, la confrontation.

    Il a  cinq ans, il est grand, qui est-il? Que veut-il?

    Ses grands parents lui conjurent de se calmer, d'en faire moins, de se faire plus petit.

    Mais lui veut vivre chaque seconde, il nous fait revisiter le capitaine Lescaut ainsi que d'autres héros de séries télévisée Car devant la télé il est si calme.

     

    Dans cet espace étroit, sur ces chaises bleues et noires à chaque fois des vies se livrent, et je ne sais si c'est ce quartier mais c'est bon dieu de barsingue que de souffrances incroyables ils me racontent avec un naturel confiant.

    Ce sont des héros, leur corps meurtri par des histoires qui s'insinuent dans mon cerveau et qui éveillent un respect pour ce qui est simple, modeste et insignifiant dans ce monde brillant .

    les visages et les corps disent tout, la vie est loin d'être facile, elle est fragile comme un battement de cils.

    On voit qu'ils ont galérés et ils sont là debout, plus tout à fait d'une seule pièce, recousus de ci de là, mais bon sang qu'Est-ce qu'ils sont puissants dans leur galère, pourvu qu'ils tiennent encore.


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